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Extrait
du rapport
de lAcadémie des Sciences,
daté
du 23 décembre 1778
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Cette
histoire est dautant plus étonnante, quelle nous
mène à remarquer que, si bien des dispositifs anciens
ont été améliorés constamment, le dispositif
à rotor est pratiquement le même dans nos
montres actuelles que dans les anciennes pièces retrouvées.
Cest un exploit assez remarquable et peut-être unique,
qui veut dire que linnovateur du système avait réalisé
une élaboration pratiquement parfaite, sans aucune possibilité
damélioration.
Alors retournons plus de deux siècles en arrière, cest
à dire en 1778.
A cette date, lhorlogerie allait amorcer un virage fort important
avec, bien sûr, les inventions précitées
qui allaient prendre, à partir de là, toute leur importance.
Mais aussi parce quils se trouvaient, parmi les horlogers de
cette époque, des gens qui allaient modifier le cours des choses.
Je veux parler des Breguet, Lépine, et beaucoup dautres.
Cette fin XVIIIe en particulier, débordant sur le début
du XIXe, ont été prépondérants pour lavenir
de notre art.
Donc en 1780, lhorlogerie est en ébullition, mais la
possibilité de demander un brevet nexiste pas encore.
Ce fut institué à partir de 1791.
Pourtant, une autre institution pouvait apporter du crédit
au travail des personnes convaincues davoir réalisé
une nouveauté, quelles considéraient comme importante.
Présenter, déposer une pièce à lAcadémie
des sciences, pouvait apporter une reconnaissance à leur travail,
ce qui incontestablement leur servirait pour la commercialisation
du produit. Cétait néanmoins à double tranchant
car linverse pouvait aussi se produire, cest à
dire un rapport détruisant tous les espoirs du déposant.
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Un
jour de lannée 1778, un jeune horloger liégeois,
Hubert Sarton ( 1748-1828), il a donc 30 ans, dépose à
cette institution une montre qui, comme il est dit dans les textes
dorigines que je vais évoquer : ...va constamment
sans être remontée.... Une analyse complète
du document issu de lAcadémie, daté du 23 décembre
1778, et une comparaison très approfondie avec les très
rares pièces existantes, vont nous révéler
de quoi il sagit.
Pour cela, il faut se reporter en arrière dun demi-siècle.
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Hubert
Sarton
1748/1828 |
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Le rapport de l'Académie des sciences,
constitue actuellement le plus ancien document descriptif d'une
montre automatique.
Pour les amateurs d'authentique il est
visible sur le site de la bibliothèque de France "GALLICA",
dès la page 332/2
http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=NUMM-55773
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